Sud-Kivu : La population de Lomera dénonce une menace d’exploitation minière semi-industrielle en violation flagrante des droits humains et droits international humanitaire
Kabare, Sud-Kivu – Janvier 2026
La tension monte dans le village de Lomera, situé dans le groupement de Luhihi, territoire de Kabare, province du Sud-Kivu. La population locale, appuyée par la société civile et des mouvements citoyens, alerte sur un projet d’exploitation minière semi-industrielle qui, selon eux, met en péril leurs droits fondamentaux et leur survie sur leurs terres ancestrales.
Risque de déplacement forcé
Les habitants affirment que des démarches sont en cours pour transformer le site artisanal de Lomera en une carrière semi-industrielle, sans consultation préalable et sous la pression de groupes armés. Cette situation fait craindre un déplacement forcé des communautés locales, ainsi que la profanation des tombes ancestrales.
Constat sur le terrain
Selon les témoignages recueillis, plusieurs mesures coercitives ont déjà été imposées :
- Suspension brutale de l’exploitation artisanale.
- Expulsion forcée des exploitants non autochtones.
- Interdiction de circulation libre pour les habitants.
- Confinement forcé des populations dans leurs maisons, sous menace de violences.
- Mise à l’écart de l’autorité coutumière légitime, remplacée par un individu auto-proclamé en collusion avec certaines autorités locales .
Les habitants dénoncent également une tentative de faire croire que le village serait inhabité, afin de faciliter l’installation d’une société minière dont l’identité reste encore inconnue.
🚫 Violations du droit international humanitaire
La société civile rappelle que même dans une zone sous occupation, les droits humains et les normes internationales doivent être respectés. Or, à Lomera, les violations constatées sont multiples :
- Absence de consultation populaire inclusive.
- Marginalisation de l’autorité coutumière légitime.
- Restrictions imposées aux populations civiles.
- Projet minier lancé sans étude d’impact environnemental et social.
Revendications des communautés
Face à cette situation, les habitants de Lomera exigent :
1. La garantie formelle de non-déplacement des populations et la protection des tombes ancestrales.
2. La suspension immédiate de toute démarche non concertée relative à l’exploitation minière.
3. L’organisation d’une consultation populaire inclusive.
4. L’encadrement transparent de l’exploitation artisanale existante.
5. Le respect du mandat populaire avant toute décision engageant la communauté.
Appel à la communauté nationale et internationale
Les communautés locales appellent les médias, les organisations de défense des droits humains et les instances régionales et mondiales à relayer cette situation urgente, à exiger la cessation immédiate du processus d’exploitation illégale et à soutenir les habitants dans leur lutte pour la justice et la dignité.
Conclusion
« La carrière de Lomera n’est pas une zone de non-droit. Elle appartient au peuple congolais et doit être exploitée dans le respect des lois, de la dignité humaine et de l’environnement », martèle la société civile.

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