Analyse de la situation au Venezuela : entre ingérence et souveraineté


Par Jadot NTWALI CHIMANUKA – Leader socio-politique et fondateur de Le Peuple S’interroge et Coordinateur National de la Jeunesse Citoyenne Pour la Patrie . 

Le 1er janvier 2026, le monde s’est réveillé sous le choc : le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse ont été arrêtés par les forces spéciales américaines lors d’une opération militaire à Caracas. Cette intervention, justifiée par Washington comme une réponse au narcoterrorisme, soulève des questions fondamentales sur la souveraineté des États, le droit international, et les rapports de force géopolitiques.


Une opération qui divise

Les États-Unis affirment avoir agi pour protéger la sécurité régionale et mondiale, invoquant des accusations de trafic de drogues et de corruption. Mais pour de nombreux pays, notamment la Russie, la Chine et plusieurs États latino-américains, cette action constitue une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne. Elle ravive les souvenirs d’interventions unilatérales qui ont souvent déstabilisé des régions entières.

Le parallèle avec la RDC

En tant que citoyen congolais et déplacé de Bukavu, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec la situation de mon pays. En RDC, ce ne sont pas des puissances mondiales qui interviennent directement, mais des voisins comme le Rwanda, accusés de soutenir des groupes armés dans l’Est du Congo. Le résultat est le même : une souveraineté fragilisée, des populations déplacées, et une exploitation des ressources au profit d’intérêts extérieurs.

Souveraineté : un principe non négociable

Que ce soit à Kinshasa ou à Caracas, la question est la même : les peuples ont-ils encore le droit de choisir leur destin sans ingérence ? L’arrestation d’un président élu, même controversé, par une puissance étrangère, pose un précédent dangereux. Elle pourrait justifier demain l’intervention dans n’importe quel pays sous prétexte de sécurité ou de moralité.


Le rôle des peuples et des plateformes citoyennes

Face à ces dérives, les peuples doivent s’interroger, se mobiliser et construire des plateformes de résistance et de réflexion. Le Peuple S’interroge est né de cette urgence : créer un espace où les citoyens peuvent analyser, débattre et agir. La solidarité entre peuples opprimés est essentielle. Les Congolais doivent se sentir concernés par ce qui arrive au Venezuela, tout comme les Vénézuéliens doivent entendre le cri de l’Est du Congo.


Conclusion : de Kinshasa à Caracas, un même cri

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La souveraineté des peuples n’est pas négociable. Elle ne peut être suspendue par des missiles, des sanctions ou des manipulations. Elle doit être défendue par la conscience citoyenne, la solidarité internationale et la construction de contre-pouvoirs populaires.

Jadot NTWALI CHIMANUKA Président Fondateur de Le Peuple S’interroge : Pour une citoyenneté active et une souveraineté partagée

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