Sud-Kivu : La société civile dénonce l’exploitation illégale du site minier de Lomera


Kabare, Sud-Kivu – Janvier 2026  

La société civile et plusieurs mouvements citoyens du Sud-Kivu ont lancé un cri d’alarme concernant le site minier de Lomera, situé dans le groupement de Luhihi, territoire de Kabare. Selon eux, ce site est menacé par une exploitation semi-industrielle menée par une société dont l’identité reste encore inconnue, mais qui bénéficierait du soutien de nouvelles autorités locales.  


Une exploitation jugée illégale et opaque

Les acteurs dénoncent une violation flagrante du Code minier de la République Démocratique du Congo, marquée par l’absence de transparence, le non-respect des procédures légales et l’exclusion des communautés locales dans la prise de décision.  


Ils pointent également un manque de communication fiable entre le nouvel acquéreur et les populations locales, ce qui accentue les tensions et nourrit un sentiment d’injustice.  

Atteintes aux droits humains et menace sur la souveraineté

La société civile accuse certains exploitants, opérant sous la protection d’agents de sécurité, de priver l’État et les communautés des bénéfices légitimes liés à leurs ressources. Cette situation est perçue comme une atteinte directe à la souveraineté nationale et aux droits des autochtones, qui ne bénéficient ni d’indemnités justes ni d’un cadre légal respectueux.  


Conséquences socio-économiques et environnementales

Outre les violations légales et humaines, les organisations locales alertent sur les impacts graves de cette exploitation :  

- Destruction des terres agricoles et perte de moyens de subsistance.  

- Pollution des eaux, mettant en danger la santé des populations.  

- Marginalisation des jeunes et des familles, dépendantes de l’exploitation artisanale pour leur survie.  


Un appel à la communauté nationale et internationale

Face à cette situation, la société civile appelle les médias nationaux et internationaux, les organisations de défense des droits humains, ainsi que les instances régionales et mondiales à :  

- Relayer cette alerte urgente.  

- Exiger la cessation immédiate de l’exploitation illégale.  

- Soutenir les communautés locales dans leur lutte pour la justice et la dignité.  

- Mettre en place une enquête indépendante sur les violations commises.  

Une ressource nationale à protéger

« La carrière de Lomera n’est pas une zone de non-droit. Elle appartient au peuple congolais et doit être exploitée dans le respect des lois, de la dignité humaine et de l’environnement », conclut le communiqué.

Rédaction 

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